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Les avantages sociaux représenteraient 35% du salaire annuel des cadres.

Le 06 septembre 2017
Les avantages sociaux sont nombreux. Une récente étude permet cependant d’estimer à 35% leur poids moyen dans le salaire annuel net des cadres. Décryptage.
Intéressement, participation, régime de retraite supplémentaire, prévoyance, épargne salariale… Les avantages salariaux sont nombreux. Il est facile de s’y perdre et ils sont d’autant plus difficiles à évaluer qu’ils n’apparaissent pas sur les fiches de paie. L’enquête d’Aon Hewitt vient pourtant d’annoncer qu’ils représentent en moyenne 35% du salaire annuel d’un cadre en France, soit 35% de la rémunération annuelle qui serait exonérée de charges sociales et d’imposition.
 
Marc Salameh, responsable activité conseil en avantages sociaux d’Aon Hewitt le répète. « Il ne faut pas hésiter à poser des questions sur ce sujet. Si une entreprise vous propose de vous rémunérer 10% de plus que votre salaire précédent, il faut aussi vérifier quels avantages sociaux elle est capable de vous offrir ».
 
L’intéressement et la participation représenteraient 1,3 mois de salaire.
 
Selon le sondage réalisé par Aon Hewitt (Avantages sociaux : pratiques des entreprises), 97 % des entreprises ont déclaré avoir un accord de participation et 75% un accord sur l’intéressement. Or, les deux cumulés correspondent ainsi à 11,2 % en moyenne de la rémunération annuelle d’un collaborateur, soit un peu plus de 1,3 mois de salaire, sachant que le Salarié pourra, s’il le souhaite, épargner ces sommes dans l’un des différents régimes d’épargne proposé par l’employeur.
 
Ainsi, les deux peuvent être versées dans le Plan d’Epargne Entreprise (ou PEE), étant entendu que l’épargne salariale est celle qui pèse le plus lourd dans les avantages sociaux (enter 59 et 63% environ).  Or, lorsqu’un PEE est mis en place dans une entreprise, on estime qu’en moyenne 62% des salariés adhèrent à ce dispositif.
 
La retraite : deuxième poids lourd des avantages sociaux.
 
Les régimes de retraite supplémentaire peuvent se cumuler. « Entre 40% et 50% d’entreprise proposent les deux (ndlr article 83 et Perco), et ce phénomène s’accroît », tant il est vrai que la retraite est devenue une préoccupation sociétale importante.
 
Ainsi, les salariés ont l’obligation d’adhérer à l’article 83 lorsqu’il est adopté dans une entreprise. L’employeur épargne alors pour le compte du collaborateur à l’instar d’un contrat d’assurance vie, l’entreprise versant une cotisation fixe (en général un pourcentage du salaire complété ou non d’une cotisation salariale en fonction de l’accord conclu), le salarié pouvant également verser des cotisations à titre volontaire.
 
Selon l’étude Aon Hewitt, plus de 50% des entreprises ont mis en place ce régime, soit une hausse de 10% par rapport à l’année précédente. Cependant, plus d’articles 83 dans les entreprises ne signifie pas une meilleure information, au contraire. Seule une minorité d’entre eux font l’objet d’un suivi régulier (fonctionnement des régimes, changements législatifs éventuels, taux de remplacement et supports financiers).
 
Il en va de même pour les bénéficiaires de PERCO. Si de plus en plus d’entreprises le mettent en place (57% en 201§ contre 47% en 2015) et que près des 2/3 des salariés versent jusqu’à 600 euros par an sur leur Perco, le taux d’adhésion moyen en revanche est curieusement stable (37% en 2016 contre 38% en 2015). « Lorsqu’une entreprise adopte ce régime, il existe un écart entre être au courant de la mise en place du Perco et faire la démarche pour y adhérer, d’où l’intérêt de s’informer sur comment il marche, comment optimiser sa retraite et faire jouer les synergies avec d’autres avantages sociaux » rappelle Marc Salameh. 

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