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Retraite : petit lexique pour mieux comprendre et savoir calculer une pension (1/2)

Retraite : petit lexique pour mieux comprendre et savoir calculer une pension (1/2)
Le 12 décembre 2017
Lorsqu'il s'agit de retraite, nous sommes un peu perdu : le mode de calcul demande de la pratique, et surtout les termes employés par les régimes de retraite regorgent de faux-amis ! Petit lexique des idées reçues...

A quoi correspond un trimestre pour les régime de retraite ? Et qu'est-ce qu'une retraite à taux plein... Le premier volet de notre lexique sur les idées reçues et les faux amis en matière de retraite vous répond.

Lorsqu’un salarié travaille trois mois, il obtient un trimestre…

FAUX !

Peu importe combien de mois vous travaillez… Dans le secteur privé, un trimestre s’obtient en gagnant un certain montant sur l’année. Par exemple, en 2017, un salarié ayant gagné 1.464 euros de revenus soumis à cotisation gagnera un trimestre.

Par conséquent, quel que soit le nombre de mois que vous avez travaillé, si vous avez déclaré 5.856 euros sur l’année, vous avez gagné vos 4 trimestres… Etonnant non ?

Un salarié qui obtient une retraite à taux plein partira avec une retraite complète.

VRAI ! ... Même si l'inverse ne l'est pas forcément. Un salarié qui part avec une retraite complète ne partira pas nécessairement avec une retraite à taux plein... 

Dans les régimes alignés, la pension de base se calcule à partir du taux de liquidation, du revenu annuel moyen (le fameux SAM pour les salariés), et du coefficient de proratisation. Votre retraite sera qualifiée de « retraite à taux plein » si vous obtenez un taux de liquidation maximal de 50%.

Cependant, pour que votre retraite soit dite « entière », il faut aussi que votre coefficient de proratisation soit égal à 1. Or, si vous n’avez pas cumulé la durée d’assurance nécessaire pour votre génération selon le régime concerné, votre retraite sera réduite. Votre taux de proratisation sera donc inférieur à 1, et votre retraite ne sera « entière », même si elle sera « à taux plein ».

Exemple : Vous êtes né en février 1952, vous avez toujours été salarié mais avez connu plusieurs interruptions de carrière (chômage, formation, congés divers, …). Vous pourriez partir en retraite fin 2017 puisque vous aurez 65 ans et 9 mois, soit l’âge du taux plein automatique. Mais, compte tenu de vos interruptions, vous n’aurez « que » 150 trimestres. Or, pour bénéficier d’une retraite « entière », vous devriez avoir cumulé 164 trimestres. Par conséquent, votre coefficient de proratisation sera inférieur à 1 (150/164), et votre pension de base sera donc réduite.

Un salarié qui travaillera plus de trimestre que nécessaire aura droit à une surcôte.

FAUX !

En réalité, pour bénéficier d’une surcôte, il faut travailler au-delà de la durée d’assurance requise pour sa génération tout en ayant déjà atteint l’âge légal de départ à la retraite.

Prenons par exemple le cas d’un salarié ayant commencé à travailler jeune et qui atteindrait le nombre de trimestres nécessaires compte tenu de sa génération à 58 ans. Il ne bénéficiera d’aucune surcôte pour les trimestres travaillés entre 58 ans et l’âge légal de départ à la retraite.

Son travail ne sera toutefois pas inutile puisque dans ce cas, il améliorera sa retraite globale en cumulant de nouveaux points de retraite complémentaire…

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