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Réforme du Code du Travail : « les fainéants sont dans la rue ! »

Le 21 septembre 2017
Nouvelle journée de manifestation contre la réforme du travail pour tenter d’infléchir la position du gouvernement, la veille de sa soumission en Conseil des Ministres.
Les syndicats opposés à la réforme du droit du travail, CGT et Solidaires en tête, sont de nouveau dans la rue pour tenter d’infléchir la position du gouvernement, vingt-quatre heures avant la présentation des ordonnances au Conseil des Ministres pour mise en vigueur immédiate.
 
« La démocratie, ce n’est pas la rue ».
Depuis New-York mardi, en marge de la réunion à l’ONU, le Président Emmanuel Macron répondait à des journalistes de CNN. Interrogé sur la mobilisation contre la réforme du droit du travail, le chef de l’Etat a rappelé son objectif : faire aboutir la réforme qui reprend certaines de ses promesses emblématiques de campagne afin de lutter contre le chômage de masse et avancer vers une cogestion à l’allemande dans les enteprises.
 
Si Pierre Gattaz, patron du Medef, s’en est de nouveau félicité cette semaine en évoquant « une belle avancée qui va favoriser la confiance pour le redressement du pays », force est de constater qu’une majorité de français et l’ensemble des syndicats ne l’entendent pas de cette oreille.
 
Consensus entre les syndicats, mais pas de front syndical unis.
Manifestement, l’ensemble des syndicats partagent partage les mêmes craintes et ont les mêmes griefs à l’encontre des ordonnances portant réforme du code du travail. Tous pointent du doigt « des risques de dumping social » et une réforme « déséquilibrée » qui « facilite » les licenciements et mettent en péril le syndicalisme dans les entreprises du fait de la baisse prévue des moyens accordés aux IRP, de la fusion des instances et des possibilités de négociation sans intervention des syndicats dans les entreprises de moins de 50 salariés.
 
« On est bien décidé pour que les ordonnances ne passent pas. C’est un vrai drame pour la jeunesse de ce pays » a déclaré Philippe Martinez, leader de la CGT, à quelques minutes de la manifestation qui défile depuis 14h à Paris, depuis Montparnasse jusqu’à la Place d’Italie. Il a également « tendu la main » aux autres confédérations, qui n’ont pas appelé à manifester de leur côté, afin d’organiser une rencontre « rapide » en vue d’une « riposte » commune.
 
Cependant, Force Ouvrière a tenu à rappeler que la question des actions à mener contre la réforme serait examinée les 28 et 29 septembre lors du Comité Confédéral National. D’ici là, une éventuelle rencontre avec les autres organisations syndicales « ne sert à rien ».
 
Une mobilisation qui peine malgré tout à s’organiser... ou qui s'essoufle ?
 Comme lors de la journée de mobilisation du 12 septembre, des militants FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT, sans compter les syndicats lycéens et étudiants, sont venus gonfler les rangs des défilés, quand bien même leurs centrales respectives avaient donné des consignes contraires.
 
Même topo du côté des politiques. Quelques membres du PS sont présents, notamment l’eurodéputé Emmanuel Maurel ou la sénatrice Marie-Noelle Lienemann alors que le bureau national du PS a choisi d’afficher lundi son « soutien » aux initiatives syndicales sans appeler à manifester.  Jean-Luc Mélanchon, Clémentine Autain et Eric Coquerel, de la France Insoumise, sont là également, de même que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ou Benoît Hamon, à la tête du Mouvement du 1er juillet, et qui critique « l’agressivité de Macron à l’égard des manifestants ».
 
L’ampleur de la manifestation, élément crucial pour la suite du mouvement.
 
L’ampleur de la manifestation sera pourtant cruciale pour la suite du mouvement de protestation.
 
Lundi, la CFDT-Transport et la CFTC-Transport ont embrayé le début de la contestation en organisant une « journée d’information », à Paris et en régions, annonçant qu’il s’agissait d’une première étape si des ajustements n’étaient pas réalisés, tandis que les syndicats du transport CGT et FO ont déposé un préavis de grève reconductible à compter du 25 septembre en promettant « une mobilisation massive ».
 
La fédération CGT des services publics, opposée aux suppressions de postes prévues et à l’instauration d’un jour de carence, a pour sa part déposé un préavis de grève courant du 25 septembre au 15 octobre. Sans oublier la mobilisation des retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG.
 
Or, si 200 rassemblements et manifestations sont programmés aujourd’hui, soit légèrement plus que la semaine dernière, et si Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a revendiqué un niveau de mobilisation « équivalent » à celui de la semaine dernière « et plus de débrayages dans les entreprises », les journalistes sur place ont semblé constater qu’il y avait moins de monde, à l’instar de Cécile Bouanchaud ou Raphaëlle Besse Desmoulières, journalistes au Monde.
 
La grève dans les transports publics, nettement moins suivie que jeudi dernier, ainsi qu’un trafic quasi normal à la SNCF et normal à la RATP tendent à lui donner raison…
 
Et effectivement, selon la préfecture de police, la manifestation aurait réunie aujourd’hui à Paris 16 000 personnes (55 000 pour la CGT). C’est donc bien moins que la semaine dernière puisque la police avait compté 24 000 manifestants parisiens contre 60 000 selon la CGT...
 

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