Menu
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Travail et vie privée > Comment résister à la charge mentale en entreprise et gagner en bien-être au travail ? (3/4 )

Comment résister à la charge mentale en entreprise et gagner en bien-être au travail ? (3/4 )

Comment résister à la charge mentale en entreprise et gagner en bien-être au travail ? (3/4 )
Le 20 mai 2018
Hommes et femmes ne seraient pas égaux face à la charge mentale et au stress associé dans leur vie professionnelle. En cause selon les études, les fameux drivers définis par le PNL. Comment sortir de ces programmations ?

Selon toutes les études sociologiques et statistiques, les femmes seraient naturellement plus touchées que les hommes par le stress au travail et le poids de la charge mentale. L'une des causes avancées se trouverait dans les fameux "drivers" mis au jour par la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) élaborée dans les années 70 aux Etats Unis par Richard BANDLER et John GRINDER.

Or, Connaître et maîtriser nos "drivers" permettrait de mieux gérer la charge mentale induite. Explications.

Qu'est-ce qu'un "driver" au sens de la PNL ?

Un driver est une sorte de logiciel interne, un message contraignant, une sorte de Jiminy Cricket personnel et tyrannique essentiellement hérités de notre éducation. Ils sont au nombre de 5 : "sois parfait", "fais plaisir", "dépêche-toi", "fais un effort" et "sois fort"

Nous avons tous intégré un ou deux driver du fait de notre éducation. Ce sont eux qui gouvernent notre action et la manière que nous avons de gérer cette action. Cependant, comme le philosophe PARACELSE le répétait "tout est poison, rien n'est poison, c'est la dose qui est poison"

Ce ne sont donc pas les drivers qui sont en cause lorsque nous accumulons une charge mentale trop forte, c'est le fait qu'ils prennent trop de place et que l'on ne parvienne plus à les tempérer ou à tirer le meilleur parti.

Remplacer le "Sois Parfait" par  "j'ai droit à l'erreur".

Lorsqu'enfant on vous a répété que "tu peux mieux faire", que "c'est pas mal... mais j'attendais mieux de toi"... Vous avez probablement intégré l'obligation d'être parfait en toute circonstance...

Le "sois parfait" est un travailleur exigeant, doué pour planifier et envisager les différents aspects, tenants et aboutissants d'un projet, et ainsi en faciliter l'accomplissement. Sensibles aux détails, ils sont perfectionnistes et souvent insatisfaits de leurs performances. Davantage soucieux ce qui ne va pas que de ce qui est positif, notamment dans leurs relations aux autres. 

Craignant l'échec et la perte de contrôle, les "Sois Parfait" peuvent rapidement se laisser déborder par leurs recherches chronophages, énergivores et... sans intérêt réel. En outre, ils ont tendance à préférer faire les choses eux-même pour s'assurer de la qualité du rendu et ont du mal à déléguer. 

Si vous vous reconnaissez dans le profil du "sois parfait", il est important pour vous d'apprendre à lâcher prise. On ne peut pas tout maîtriser. Qui plus est, on apprend souvent mieux de ses erreurs que de ses réussites, et seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais... 

Remplacer "fais plaisir" par un "il faut savoir penser à soi".

Sans surprise, le "fais plaisir" est le driver le plus répandu dans la population (68% contre 42% à 60 % pour les autres). C'est l'injonction intégrée par l'enfant auquel on répète qu'"il n'est pas gentil de faire ça", auquel on demande "d'être gentil pour papa/maman", de "faire ceci ou cela pour papa/maman", de "ne pas être égoïste"... C'est clairement le driver des enfants dont les parents ont usé voire abusé du chantage affectif pour obtenir leur obéissance...

Dans sa vie d'adulte, le "fais plaisir" est toujours prêt à aider son prochain. Altruiste, adaptable, conciliant et attentionné, il se plie en quatre pour ses collègues, voire anticipe leurs besoins. C'est le collaborateur par excellence : positif, agréable et compréhensif, il évite les conflits et favorise les prises de décisions collégiales dans un système participatif où chacun peut s'exprimer.

C'est le profil idéal du bon samaritain... qui s'oublie régulièrement dans les désirs et les urgences des autres. Persuadé que s'il n'est pas "utile" aux autres, s'il ne les aide pas positivement il sera rejeté, seul et abandonné... il a du mal à dire non, du mal à fixer des limites, du mal à exprimer ses désirs ou ses besoins propres. Son déni de lui-même peut le conduire à la dépendance affective, l'épuisement moral ou la frustration tant il aura le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur ou de ne pas obtenir ce à quoi il aurait légitimement droit. 

Pour ramollir un "fais plaisir", il convient de se rappeler que l'égoïsme est une écologie personnelle. Pour éviter une charge mentale trop importante, un "fais plaisir" doit apprendre à penser davantage à lui-même, apprendre à dire non et à poser des limites. Rapidement, il réalisera que c'est paradoxalement en posant des limites qu'il sera plus respecté par les autres et son aide sera d'autant plus précieuse...

Remplacer un "dépêche toi" par "je peux tout faire... mais pas en même temps".

Si votre enfance a été baignée par des injonctions du type "dépêche toi un peu", "arrête de traîner", "remue toi", "tu es trop lent"... Il a de grandes chances pour que vous soyez un "dépêche toi". 

Très réactif, le "dépêche toi" sait travailler vite et être efficace dans l'urgence. Capable d'obtenir de bons résultats dans des délais très courts, il aime aller droit au but et ne s'embarrasse pas des détails. Autonome, c'est le spécialiste des solutions permettant d'accélérer les choses ou les procédures. 

Impatient, il peut être usant pour les autres qui ne savent pas s'aligner sur son rythme. Dans son désir d'aller toujours plus vite, il peut s'éparpiller, faire les choses à moitié ou à la place des autres, oublier d'expliquer les choses... et finit par devenir ultra stressé ou ultra stressant selon sa position... 

Ramollir un "dépêche toi" n'est pas facile. Pour éviter la charge mentale au travail, il est encore plus important pour un "dépêche toi" d'apprendre à hiérarchiser ses tâches, poser ses priorités et accepter de se poser tout court. On peut tout faire... mais pas en même temps. 

Remplacer un "fais un effort" par "j'ai le droit de me faire plaisir".

Parce que certains enfants entendent toute leur enfance des phrases du type "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", "dans la vie, on a rien sans rien", "il faut souffrir pour être belle, "donne toi un peu de mal"... ils deviennent des adultes qui pensent que toute réussite se mesure à l'aune des efforts fournis pour l'obtenir (et uniquement à cela). 

Travailleurs, besogneux même, les "fais un effort" s'impliquent pleinement dans leurs tâches et sont capables de déployer une énergie phénoménale pour réussir leurs projets. Résilients, les obstacles ne leur font pas peur et les difficultés les stimulent. Ils n'hésitent donc pas à donner de leur personne pour faire avancer les choses. 

Ils ont cependant du mal à reconnaître les réussites obtenues de manière plus fluide et ont tendance à compliquer à outrance les choses ce qui peut vite devenir pénible pour ses collaborateurs. Sa tendance à dévaloriser les résultats obtenus par lui ou par les autres peuvent l'amener à devenir pessimiste et négatif.

Pour que la charge mentale d'un "fais un effort" ne le conduise pas au burn-out, il faut surtout lui apprendre à dissocier l'effort de la reconnaissance. Il n'est pas utile de souffrir pour réussir... et on peut très bien réussir grâce à un talent ou un don. Cela n'en reste pas moins une réussite.

Remplacer un "sois fort" par un "il faut cultiver son âme d'enfant".

"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". "Dans la vie on ne peut compter que sur soi". "Un grand garçon ne pleure pas". "Il faut être courageux".

Orienté résultat, le "Sois fort" est le spécialiste des situations de crise. Autonome, maître de ses émotions et de ses sentiments, il s'écoute peu (voire pas du tout), ce qui fait de lui un performer de la résolution de problèmes enclin à recherches des solutions sur des critères neutres et objectifs uniquement. 

L'image de dur à cuire du "sois fort" peut également rapidement l'enfermer dans sa tour d'ivoire, donnant l'image d'une personne méprisante et rigide, qui n'accepte l'aide de personne. Exigeant, il peut commencer par prodiguer aide et conseils... avant de faire à la place de celui qui est considéré comme (trop) faible ce qui peut le pousser à s'installer dans une relation de sauveur extrêmement chronophage et qui le coupe de la réalité de ses sentiments. 

Les profils "sois fort" éviteront une charge mentale excessive s'ils acceptent leurs émotions et apprennent à les exprimer davantage. Ils sortiront de leur isolement et apporteront leur fiabilité dans le travail d'équipe. "L'Homme n'est pas une île" dit le poète... 

Nous fonctionnons tous à partir de drivers. Chacun a ses avantages et ses difficultés. Pour éviter de se laisser dépasser ou surmener, il importe de bien connaître ses directives majeures et de mettre en place des "antidotes" lorsque nos drivers prennent trop de place... 

Cette actualité est associée aux catégories suivantes : Travail et vie privée  -  Actualités juridiques

Les derniers avocats

Trouver votre avocat