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Réforme du Travail : les routiers « effarés » après leur réunion avec la ministre des transports.

Réforme du Travail : les routiers « effarés » après leur réunion avec la ministre des transports.
Le 29 septembre 2017
Elisabeth Borne a reçu l’ensemble des syndicats et organisations patronales du secteur routier. Une réunion destinée à apaiser quant à la réforme du droit du travail. C’est sans doute l’inverse qui s’

Suite aux mouvements et appels de grève lancés par les syndicats des transports et contestant la réforme du code du travail, Elisabeth Borne, Ministre des Transports, a organisé une réunion avec l’ensemble du tour de table. Cette réunion « n’a malheureusement pas apporté de solutions immédiates aux craintes suscitées par l’application des ordonnances » de voir la rémunération des chauffeurs diminuée a estimé la CFDT Route. Au contraire même.

« Discussions tendues » et sale ambiance.

En dépit de toute la détermination du Ministre, les échanges ont été peu amènes. Les syndicats « n’ont rien obtenu de concret », et, après 5 heures de négociation, manifestement « très énervée », la CFDT, principal leader des dernières grèves, a claqué la porte en évoquant « des discussions très tendues avec un patronat qui ne veut lâcher absolument rien ».

Ordonnances de réforme du Code du Travail : les salaires des chauffeurs pourraient baisser.

Ils ne s’y attendaient pas. Les syndicats, CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, ont découvert « avec stupeur que les ordonnances venaient impacter les frais de route », c’est-à-dire les indemnités de repas, frais de découcher, …

Un véritable « coup de tonnerre » dans une profession où ces indemnités peuvent représenter jusqu’à « 1.000 euros par mois sur la fiche de paie pour un conducteur de zone longue » selon Jérôme Vérité représentant la CGT (FO évoquant plutôt un chiffre entre « 600 et 1.200 euros par mois selon les types de mission ».).

« Le patronat ne veut rien lâcher ».

En effet, les ordonnances permettent la remise en cause de « toutes les primes » jusqu’aujourd’hui garanties par les conventions collectives par le biais d’accord d’entreprises. Ce qui signifie que les frais de route, les primes d’ancienneté, de vacances, les treizième mois…

Les syndicats ont dès lors demandé une sanctuarisation de certaines de leurs primes, véritables compléments de rémunération, rappelant notamment la pénibilité de leur métier et leurs difficultés actuelles à recruter ou susciter des vocations. Ce que refuse absolument le patronat, qui « ne veut rien lâcher » selon Patrice Clos de FO.

Un appel à la poursuite du dialogue « dans un esprit constructif ».

A l’issue de la réunion, le ministre a « pris acte » dans son communiqué que « de nouveaux sujets sont apparus lors de la discussion », ajoutant que « ces sujets vont être expertisés, et le dialogue doit se poursuivre dans un esprit constructif et responsable », en particulier « les frais de déplacement spécifiques aux chauffeurs routiers ».

Elisabeth Borne a également « proposé par ailleurs que tous les accords d’entreprise sur les rémunérations dans le transport routier fassent l’objet d’un suivi par les observatoires de la négociation, prévus par les ordonnances, en lien avec les instances nationales de branche ».

Une détermination et un appel salués par les syndicats, même si FO « n’appelle pas à lever la grève en cours » indique Patrice Clos, espérant d’ailleurs « en remettre un grand coup dès la semaine prochaine ». Pour leurs parts, la CGT va « faire le tour des troupes » tandis que les CFDT et la CFTC n’ont pour l’heure pas souhaité prendre position.

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